Paysages traversés

Un espace périurbain au cœur de la garrigue

La zone d’étude du Contournement Ouest se situe essentiellement dans la zone de la garrigue nîmoise.

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La garrigue

Les reliefs calcaires, incapables de retenir l’eau, portent la garrigue proprement dite, formation végétale méditerranéenne adaptée à la sécheresse et qui a donné son nom à l’ensemble du territoire qui y est lié. Autrefois beaucoup plus ouverte et râpeuse du fait du pâturage intense, la garrigue offre aujourd’hui souvent un visage boisé, à base de chênes verts et chênes pubescents dans les situations les plus favorables, et de chênes kermès bas et impénétrables dans les années qui suivent le passage d’un incendie. Ainsi, dans la garrigue du secteur d’étude dominent de vastes étendues de chênes verts et de pins d’Alep.

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Une zone périurbaine

Situé dans un contexte urbain, le massif des garrigues subit des pressions d’urbanisation importantes. Certaines garrigues habitées présentent des paysages de qualité, reconnus et préservés, alors que d’autres secteurs du massif se retrouvent fragilisés par la multiplication de constructions et de projets d’urbanisation et d’infrastructures.

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La garrigue habitée nîmoise

La ville s’est agrandie sur les pentes de garrigue et offre aujourd’hui un paysage habité de quartiers résidentiels remarquable, fait de reliefs, d’arbres et de murs en pierre. Un patrimoine vernaculaire de pierre sèche innombrable y est encore présent, le plus souvent à l’état de ruine. Les pentes urbanisées composent toutefois aujourd’hui une vaste périphérie résidentielle, avec des valats autour du passage de l’eau et des accès et parcours peu hiérarchisés et labyrinthiques. Le site d’étude est à la marge du secteur des garrigues habitées.

Les villages et quartiers périphériques

L’urbanisation se fait traditionnellement sur les terres incultes en marge des garrigues. Il se dégage ainsi des massifs peu habités et seulement ponctués de mas installés au milieu de leurs terres. La présence du camp militaire des Garrigues a empêché toute urbanisation au nord de Nîmes.

La zone commerciale et industrielle

Parmi l’urbanisation récente de la périphérie, une zone industrielle et commerciale importante a pris place dans le sud-ouest de Nîmes, notamment avec l’implantation du CHU.

La carrière Devèze Bouzanquet

La carrière est perçue comme une entaille dans le paysage présentant un relief artificialisé.

 

 

Synthèse

Le site d’étude relie deux axes routiers principaux sur la périphérie ouest de Nîmes, traversant les garrigues nîmoises et la zone industrielle implantée le long de l’A9.
Passant dans un relief collinaire rocailleux complexe, le projet de contournement routier reliant les deux points d’accroche à la RN106 et l’A9 traverse 3 combes, dans lesquelles les principaux ruisseaux et les principales routes trouvent un passage naturel.

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Les paysages intimes des combes alternent avec les paysages ouverts des plateaux qui offrent des panoramas sur le ciel, la ville et les horizons lointains.
Les paysages traversés offrent un intérêt certain du fait de :

  • La diversité et les contrastes des ambiances entre les plaines riantes et fertiles et les plateaux secs de garrigue proprement dite, l’ensemble étant imbriqué de façon serrée, à des échelles qui rendent le paysage animé, surprenant et pittoresque.
  • La présence des sites bâtis des villages qui ponctuent le paysage.

Leur évolution sous diverses pressions, essentiellement liées à l’extension de l’agglomération nîmoise :

  • Les villages se transforment, se réhabilitent, et sont en pleine extension.
  • L’inondabilité des fonds de plaines les maintient en terres agricoles.
  • La viticulture se trouve sur les coteaux des terrains drainants et bien exposés.

Très visibles lorsqu’on parcourt les Garrigues, puisqu’ils composent les horizons des plaines, sensibles d’un point de vue patrimonial à la fois pour le bâti, pour le paysage et pour l’environnement, les coteaux des garrigues cristallisent ainsi des enjeux forts pour l’aménagement qualitatif du territoire.